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 Malaise dans l'éducation ?

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AuteurMessage
Kathy



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MessageSujet: Malaise dans l'éducation ?   Dim 16 Oct 2011 - 8:23

Bonjour

Il semble régner un vrai malaise quand on se met à parler de l'école, n'y a-t-il pas des infos plus positives que celles-ci ?

http://www.rue89.com/2011/04/27/profs-ou-instits-deprimes-et-mal-formes-ils-ont-demissionne-200394

je crois qu'il y a des professionnels de l'éducation sur le forum, avez-vous des nouvelles plus réjouissantes ou bien pensez-vous que cela va vraiment aussi mal que dans l'article de rue89 ... ?

certainement que les situations (difficultés ordinaires, charge de travail) peuvent varier d'un enseignant à l'autre, d'une école à l'autre, d'un enfant à l'autre ... est-ce vraiment aussi catastrophique que cela ?

Peut-on confier "sans risque", enfin sans aucune inquiétude nos enfants à une institution qui va mal ?
(ben oui ils adore évaluer les risques eux ... dans les institutions)

pour compléter nos informations on peut aussi consulter la rubrique Education sur France-info

http://www.france-info.com/france-education,43.html


Dernière édition par Kathy le Sam 29 Oct 2011 - 22:33, édité 2 fois
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melusine

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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 16 Oct 2011 - 18:46

Purée moi j'ai de moins en moins envie de le scolariser ....
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Kathy



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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 16 Oct 2011 - 18:58

oui c'est pas rassurant quand nos bout'de chou n'y sont pas encore ... j'ai toujours pensé que le mieux pour eux c'est d'être dans le réel de la collectivité, de l'école ... avec ses duretés aussi que c'est ça la vraie école de la vie aussi ...

j'envisage déjà l'école privée mais je ne sais pas si j'en aurais les moyens, ni le genre d'école qui va bien
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Sandrine

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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 16 Oct 2011 - 19:55

Le privé sous contrat est dans la même situation (suppression de postes, etc, ...).
Seules les écoles privées qui ne sont pas sous contrat sont moins concernées ... mais là, le prix est affraid ...

et perso, je trouve que c'est justement aller dans le sens de la politique actuelle que d'enlever ses enfants de l'école.
C'est justement le but visé = faire de l'école une vraie école à 2 vitesses. A ceux qui ont les moyens, les écoles ultra chères mais performantes ... A ceux qui n'ont pas les moyens une simili école qui n'aura d'école que le nom ..;

Je ne sais pas si le texte est passé mais il y a eu récemment un projet pour remplacer "instruction obligatoire" par "SCOLARISATION obligatoire" dans les textes actuels.
Cette modification a l'air banale et été proposée dans le but d'interdire la scolarisation à domicile (sous prétexte de dérives sectaires).
Mais cette "petite" modification change tout :
INSTRUCTION donne à l'école une obligation de résultat ...
SCOLARISATION donne à l'école ... une obligation d'accueillir les enfants, pas de les instruire ...

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Sandrine

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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 16 Oct 2011 - 19:59

Après lecture du texte, je pense surtout que les problèmes qui y sont évoqués viennent du fait que les profs ont zéro formation sur la psychologie de l'enfant, ou alors des formations très théoriques et très psychanalytiques - excuse-moi Kathy Very Happy - qui n'ont rien de concret et de pragmatique et sont donc inapplicables en classe.

Une simple formation du type "parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent" leur suffirait pour décoincer pas mal de problèmes et leur faciliter la vie !
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lara



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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 16 Oct 2011 - 20:50

Sandrine a écrit:
Le privé sous contrat est dans la même situation (suppression de postes, etc, ...).
Seules les écoles privées qui ne sont pas sous contrat sont moins concernées ... mais là, le prix est affraid ...

et perso, je trouve que c'est justement aller dans le sens de la politique actuelle que d'enlever ses enfants de l'école.
C'est justement le but visé = faire de l'école une vraie école à 2 vitesses. A ceux qui ont les moyens, les écoles ultra chères mais performantes ... A ceux qui n'ont pas les moyens une simili école qui n'aura d'école que le nom ..;

Je ne sais pas si le texte est passé mais il y a eu récemment un projet pour remplacer "instruction obligatoire" par "SCOLARISATION obligatoire" dans les textes actuels.
Cette modification a l'air banale et été proposée dans le but d'interdire la scolarisation à domicile (sous prétexte de dérives sectaires).
Mais cette "petite" modification change tout :
INSTRUCTION donne à l'école une obligation de résultat ...
SCOLARISATION donne à l'école ... une obligation d'accueillir les enfants, pas de les instruire ...


ce texte n'est toujours pas passé Wink
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Kathy



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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Lun 17 Oct 2011 - 3:24

Sandrine a écrit:
Après lecture du texte, je pense surtout que les problèmes qui y sont évoqués viennent du fait que les profs ont zéro formation sur la psychologie de l'enfant, ou alors des formations très théoriques et très psychanalytiques - excuse-moi Kathy Very Happy - qui n'ont rien de concret et de pragmatique et sont donc inapplicables en classe.

je ne sais pas quels formations sur la psychologie de l'enfant ont les profs ... actuellement ce qui est en vogue c'est surtout les sciences cognitives et le comportementalisme (neo-behaviorism)... des formations très théoriques Sleep assurément ... visiblement certains n'en ont aucune ... ou se contente d'ânoner des discours savants en se référant à Freud & Co en prenant l'air docte et se positionner dans la toute puissance de l'autorité de leurs fonctions.


Sandrine a écrit:
Une simple formation du type "parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent" leur suffirait pour décoincer pas mal de problèmes et leur faciliter la vie !

certainement, d'ailleurs cela m'intéresse, j'aurais l'occasion de venir à un de tes ateliers ... sinon ce que je peux dire tiens là comme ça ce que je peux dire c'est que la première fois ou bébé a prononcé clairement les syllabes "ma ma" c'est quand mon mari a pris le relais pour aider bébé à faire sa nuit ... et que moi je me suis éclipsée ... et que bébé pour la première fois c'est retrouvé quelque part en manque de quelque chose (pouvoir téter à volonté c'est à dire) et que je n'ai pas répondu immédiatement à sa demande (cette nuit j'y ai répondu c'est pour ça que maintenant je suis sur l'ordi Very Happy ...)
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Kathy



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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Lun 17 Oct 2011 - 3:27

...
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Kathy



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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Lun 17 Oct 2011 - 3:45

Sandrine a écrit:
alors des formations très théoriques et très psychanalytiques - excuse-moi Kathy Very Happy - qui n'ont rien de concret et de pragmatique et sont donc inapplicables en classe.

ça c'est une manière de voir les choses, celle des "comportementalistes" notamment, il y a de tradition une gué-guerre entre les 2 courants; si tu veux te marrer organise une conférence ou une formation avec un psychanalyste et un comportementaliste ...

moi je me sens juste pragmatique, je prends ce qui fonctionne dans les 2 (et dans d'autres courants techniques/théoriques car il y en a encore bien d'autres ...)
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Maria

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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 13:18

Je plussoie Sandrine concernant l'école publique et l'école privée.
Je suis plus qu'attachée à cette école publique et gratuite qui devrait permettre une réelle égalité des chances. Et la pire chose qui arrivent dans les classes c'est le manque de mixité sociale, qui est une vraie richesse pour tous.
Et là, les parents ont leur part de responsabilité.

Et je plussoie aussi le fait que un simple questionnement "Enseigner pour que les enfants ..." arrangerai bien des problèmes. Bien plus que je ne sais quelle formation psychanalytique. Chacun son métier.
D'autre part, les témoignages de ces enseignants qui ont démissionné me parait d'une importance majeure : ben oui, enseignant n'est pas un métier facile et c'est quand même bien de le savoir. Par contre ce qui m’écœure c'est ce qui est fait de ces témoignages. Quelques enseignants témoignent de leur malaise dans des classes et on brandit ces témoignages pour dire "regarder les conditions horribles !" or personnellement je pense qu'on n'est pas tous fait pour ce métier qui est quand même particulier et que ça ne veut pas dire qu'on est nul ou que c'est l'institution qui n'assure pas, c'est juste que ce n'est pas ce qui nous convient, ça peut arriver aussi de se tromper sur le métier qu'on imaginait non ?

J'étais ingénieur avant d'être enseignante et ça ne m'a pas convenu du tout, je me suis rendu compte au bout de 2 ans que je n'étais pas à ma place, j'ai posé ma lettre de démission, je n'en veut pas aux entreprises pour lesquelles j'ai travaillé, je n'attendais pas que mon patron vienne me supplier d'y réfléchir et je ne les comparent pas à un régime Stalinien... ça ne me convenait pas et c'est tout, j'assume.

Dernière chose, je souhaite quand même dire que je me sens profondément insultée par tes propos Kathy. Je me suis longtemps demandée si je répondrais. Mais cette assimilation de l'institution aux humains qui enseignent me blesse suffisamment.

Avoir un regard critique sur mon propre travail, ce que l'on me demande, ce que j'en fais est mon quotidien. Et je n'ai pas l'impression d'aller mal parce que je me pose des questions. Chaque activité que je propose à mes élèves, la manière dont je prends en charge leurs réussites, leurs difficultés, la manière dont je m'adresse à eux entrainent sans cesse de nouvelles questions et cela me parait normal lorsqu'on travail avec de l'humain. Reconnaître qu'il n'existe pas de solution toute faite, que l'on peut être en difficulté pour régler un conflit, aider un élève ou gérer un groupe voudrait donc dire que l'on va mal et que les enfants ne sont pas en sécurité, ne progressent pas et n’acquièrent pas de nouvelles compétences ?

Et là je sens un peu plus encore le poignard s'enfoncer : "certains n'en ont aucune ... ou se contente d'ânoner des discours savants en se référant à Freud & Co en prenant l'air docte et se positionner dans la toute puissance de l'autorité de leurs fonctions."
J'avoue ne pas bien comprendre de qui il est question dans ce discours caricatural... j'en suis sur les fesses si cette vision des enseignants d'un autre temps existe encore.

Moi j'aime mon métier, j'y mets énormément de mon temps perso parce que ça me passionne, je travail avec des personnes motivées, qui n'ont pas toujours les même manières de voir les choses que moi, le même manière de fonctionner, mais qui se posent de réelles questions et ont un vrai désir de prendre en compte tous les élèves quelque soit leur histoire, leur origine, leur éducation, leurs difficultés... et entendre ce discours qui assimile cette multitude d'enseignants humains à un stéréotype tout fait encré dans l'opinion publique ça me rends juste
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Sandrine

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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 14:33

Maria, je pense sincèrement qu'il s'agit d'un malentendu Very Happy

Connaissant Kathy m'étonnerait fort qu'elle aie voulu réduire les profs à un stéréotype ou quelque chose du genre.

Mais il faut être lucide : il existe encore des enseignants qui ne prennent pas de recul sur leurs pratiques, qui en sont restés à l'approche très "freudienne" de l'enfant à laquelle je n'adhère pas du tout.
heureusement, ces enseignants sont une minorité et la plupart des enseignants aujourd'hui a dépassé ce stade Very Happy ...

Ceci dit - je vais encore faire le procès de la psychanalyse - je suis abonnée sur FB à un site assez connu des enseignants semble-t-il ... et l'inspiration de leur propos est psychanalytique et, même si les articles sont intéressants dans leur contenu, aucun outil concret, aucune application concrète n'est proposée si ce n'est en termes de réflexion intellectuelle.
Et c'est bien ce que je reproche à cette approche : les enseignants ont besoin de choses concrètes, qu'ils peuvent mettre en pratique, ce qui n'empêche pas la réflexion évidemment, et pas de concepts abstraits qui sont intellectuellement séduisants mais finalement peu utilisables.
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Kathy



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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 15:08

Maria,

je vais essayer une réponse, mon intention n'est d'insulter personne, mais je n'ai pas compris si tu étais d'accord ou pas sur le fait qu'il semble y avoir un "malaise dans l'éducation", si j'ai bien compris tu t'exprimes ici en tant qu'enseignante, de professionnelle de ce métier et aussi un peu au nom de l'institution quelque part ...

je peux simplement te dire ce que je ressens en te lisant, c'est qu'en tant que parent je me sens carrément méprisée dans mon expérience, mes connaissances et compétences relatives au développement de l'enfant et à l'éducation

Sont-elles si méprisables, je ne sais pas ... ?

J'aurai pu mieux choisir mes mots pour décrire ce que j'observe du côté de l'institution ... sans doutes ...

je pense néanmoins qu'un échange devrait pouvoir se tenir ... et nous enseigner mutuellement quelque chose ...



Maria a écrit:
Je plussoie Sandrine concernant l'école publique et l'école privée.
Je suis plus qu'attachée à cette école publique et gratuite qui devrait permettre une réelle égalité des chances. Et la pire chose qui arrivent dans les classes c'est le manque de mixité sociale, qui est une vraie richesse pour tous.
Et là, les parents ont leur part de responsabilité.

Ok mais ce ne sont pas les parents qui décident de la carte scolaire, ni des programmes pédagogiques, alors pourquoi mettre en avant la "responsabilité" des parents ?

Maria a écrit:
Et je plussoie aussi le fait que un simple questionnement "Enseigner pour que les enfants ..." arrangerai bien des problèmes. Bien plus que je ne sais quelle formation psychanalytique. Chacun son métier.

La question que je voulais poser : c'est est-ce que les enseignants reçoivent une formation de base en psycho et développement de l'enfant avec d'être mis devant une classe ?
(ça me paraît indispensable que tout professionnel ayant affaire à des enfants ait reçu une formation relative au développement de l'enfant qui va au-delà de la lecture d'un test de QI)

Certains enseignants se forment à la psy dans leur formation continue ... d'autres évoluent sur le métier de psychologue scolaire ... mais on ne peut pas nier que certains versent quand même dans le "psychologisme" (c'est à dire tendance à trouver une cause "psy" ou à l'origine des problèmes posés par l'éducation des enfants et de la classe) justement par manque de formation adéquate, à mon humble avis ...

Tant mieux si ce n'est pas ton cas, et le fait d'avoir fait un autre métier avant t'apporte une autre manière de voir les choses, que pour un prof qui n'a pas ton background ... mais de là à pouvoir affirmer que tous les profs dans toutes les écoles de France ont autant de recul que toi ?


Maria a écrit:
D'autre part, les témoignages de ces enseignants qui ont démissionné me parait d'une importance majeure : ben oui, enseignant n'est pas un métier facile et c'est quand même bien de le savoir. Par contre ce qui m’écœure c'est ce qui est fait de ces témoignages. Quelques enseignants témoignent de leur malaise dans des classes et on brandit ces témoignages pour dire "regarder les conditions horribles !"

Mais les conditions doivent quand même pas être top sinon y aurait pas autant de journée de grève et de protestation en continu dans tous les média ... ?


Maria a écrit:
or personnellement je pense qu'on n'est pas tous fait pour ce métier qui est quand même particulier et que ça ne veut pas dire qu'on est nul ou que c'est l'institution qui n'assure pas, c'est juste que ce n'est pas ce qui nous convient, ça peut arriver aussi de se tromper sur le métier qu'on imaginait non ?

Je ne suis pas d'accord et je pense que certains des profs qui ont démissionné se sentiraient insultés par une telle affirmation, bien-sûr que l'on peut se tromper de voie, je comprends que cela t'es arrivé à toi, mais est-ce que là tu ne généralises pas un peu ta propre expérience à celles des autres qui ont été amené à changer de profession parce qu'ils n'étaient pas heureux dans leur premier métier ?

En fait ce qui me gêne c'est que c'est un jugement qui reviendrait à dire qu'il ne faudrait pas trop prendre en compte le témoignage des profs qui ont claqué la porte, même si je suis d'accord qu'il faut prendre de la distance et recouper avec d'autres sons de cloches comme le tien.



Maria a écrit:
J'étais ingénieur avant d'être enseignante et ça ne m'a pas convenu du tout, je me suis rendu compte au bout de 2 ans que je n'étais pas à ma place, j'ai posé ma lettre de démission, je n'en veut pas aux entreprises pour lesquelles j'ai travaillé, je n'attendais pas que mon patron vienne me supplier d'y réfléchir et je ne les comparent pas à un régime Stalinien... ça ne me convenait pas et c'est tout, j'assume.
Pourquoi les autres (les enseignants qui ont témoigné et se sont plaint de l'institution) devraient-il partager le même chemin et la même vision que toi ?

Maria a écrit:
Dernière chose, je souhaite quand même dire que je me sens profondément insultée par tes propos Kathy. Je me suis longtemps demandée si je répondrais. Mais cette assimilation de l'institution aux humains qui enseignent me blesse suffisamment.

Message reçu Maria. Tu as bien fait de le dire ... il n'y a rien de pire que de se sentir insultée ... ces propos ne te visaient en rien personnellement Maria, je ne les assume donc pas en tant qu'insulte à ton égard


Maria a écrit:
Avoir un regard critique sur mon propre travail, ce que l'on me demande, ce que j'en fais est mon quotidien. Et je n'ai pas l'impression d'aller mal parce que je me pose des questions. Chaque activité que je propose à mes élèves, la manière dont je prends en charge leurs réussites, leurs difficultés, la manière dont je m'adresse à eux entrainent sans cesse de nouvelles questions et cela me parait normal lorsqu'on travail avec de l'humain. Reconnaître qu'il n'existe pas de solution toute faite, que l'on peut être en difficulté pour régler un conflit, aider un élève ou gérer un groupe voudrait donc dire que l'on va mal et que les enfants ne sont pas en sécurité, ne progressent pas et n’acquièrent pas de nouvelles compétences ?


Cela me paraît être le fondement de ton métier, non ?

Maria a écrit:
Et là je sens un peu plus encore le poignard s'enfoncer : "certains n'en ont aucune ... ou se contente d'ânoner des discours savants en se référant à Freud & Co en prenant l'air docte et se positionner dans la toute puissance de l'autorité de leurs fonctions."
J'avoue ne pas bien comprendre de qui il est question dans ce discours caricatural... j'en suis sur les fesses si cette vision des enseignants d'un autre temps existe encore.
Et bien tant mieux si tu n'en as pas croisé ... et si l'espèce est en voie de disparition ...

Maria a écrit:
Moi j'aime mon métier, j'y mets énormément de mon temps perso parce que ça me passionne, je travail avec des personnes motivées, qui n'ont pas toujours les même manières de voir les choses que moi, le même manière de fonctionner, mais qui se posent de réelles questions et ont un vrai désir de prendre en compte tous les élèves quelque soit leur histoire, leur origine, leur éducation, leurs difficultés... et entendre ce discours qui assimile cette multitude d'enseignants humains à un stéréotype tout fait encré dans l'opinion publique ça me rends juste

Merci de rassurer sur ce point, car c'était aussi et surtout le sens de ma question de départ ... à savoir la part de stéréotype dans tout ça ... par contre si l'opinion publique pense cela, est-ce que ce n'est pas là que serait le malaise alors ? ...


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Kathy



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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 15:14

Sandrine a écrit:
Maria, je pense sincèrement qu'il s'agit d'un malentendu Very Happy

Connaissant Kathy m'étonnerait fort qu'elle aie voulu réduire les profs à un stéréotype ou quelque chose du genre.

Mais il faut être lucide : il existe encore des enseignants qui ne prennent pas de recul sur leurs pratiques, qui en sont restés à l'approche très "freudienne" de l'enfant à laquelle je n'adhère pas du tout.
heureusement, ces enseignants sont une minorité et la plupart des enseignants aujourd'hui a dépassé ce stade Very Happy ...

Ceci dit - je vais encore faire le procès de la psychanalyse - je suis abonnée sur FB à un site assez connu des enseignants semble-t-il ... et l'inspiration de leur propos est psychanalytique et, même si les articles sont intéressants dans leur contenu, aucun outil concret, aucune application concrète n'est proposée si ce n'est en termes de réflexion intellectuelle.
Et c'est bien ce que je reproche à cette approche : les enseignants ont besoin de choses concrètes, qu'ils peuvent mettre en pratique, ce qui n'empêche pas la réflexion évidemment, et pas de concepts abstraits qui sont intellectuellement séduisants mais finalement peu utilisables.

Sandrine,

je pense aussi qu'en ce qui concerne "la psychanalyse" (que je respecte), il faut lui secouer le cocotier bounce ... et pas qu'un peu.

D'accord à 100% avec toi pour dire que les enseignants et aussi les parents ont besoin d'outils concrets ... et opérants ...

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Maria

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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 17:26

Kathy a écrit:
je vais essayer une réponse, mon intention n'est d'insulter personne, mais je n'ai pas compris si tu étais d'accord ou pas sur le fait qu'il semble y avoir un "malaise dans l'éducation", si j'ai bien compris tu t'exprimes ici en tant qu'enseignante, de professionnelle de ce métier et aussi un peu au nom de l'institution quelque part ...
je peux simplement te dire ce que je ressens en te lisant, c'est qu'[b]en tant que parent je me sens carrément méprisée dans mon expérience, mes connaissances et compétences relatives au développement de l'enfant et à l'éducation

Je m'exprime surtout en tant que moi... Very Happy. Oui, je suis enseignante et du coup je fais partie de cette institution, mais ce sont mes points de vues perso. Et je n'ai pas l'impression de mépriser les parents et leurs choix, je ne crois pas avoir méprisé des parents dans les discussions de ce forum sous prétexte qu'il avaient un soucis avec l'école, bien au contraire. Chacun fait ce qu'il peut parent comme enseignant et on n'ira nulle part en tirant la couverture chacun de son côté. Par contre j'aimerai savoir exactement ce qui dans mes propos te semble méprisant pour l'expérience des parents parce que je ne vois pas et ça m'inquiète.

Kathy a écrit:
Ok mais ce ne sont pas les parents qui décident de la carte scolaire, ni des programmes pédagogiques, alors pourquoi mettre en avant la "responsabilité" des parents ?

Pour la carte scolaire en partie si. La moitié des parents de mon entourage proche décident de mettre leurs enfants en école privée pour ne pas les "mélanger" à la masse. J'entends dit clairement : "oh, je sais que tu t’investis, que tu y crois et que c'est super ce que tu fais pour les élèves de ta classe, mais nous pour notre enfant on veut le meilleur et l'école publique ne peut pas lui offrir". Or je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Je comprends tout à fait un choix pour une école alternative car il s'agit d'un vrai choix sur la pédagogie et un mode de pensée. Mais retirer son enfant de l'école publique pour qu'il ne soit pas en contact avec n'importe qui, là ça me choque. Et c'est très courant d'où pour moi une responsabilité des parents.
Même ma belle-mère m'a dit "Tu vas quand même pas inscrire Louise a son école de quartier ?"
Les dérogations ne sont pas difficiles à obtenir et la carte scolaire et relativement facile à modifier.

Concernant les programmes en effet, les parents ne décident rien (les enseignants non plus d'ailleurs, mais de toute manière dans les écoles privées sous contrat, la formation des enseignants et les programmes sont identiques au publique. Mais ça ne joue pas sur la mixité sociale.

Kathy a écrit:
La question que je voulais poser : c'est est-ce que les enseignants reçoivent une formation de base en psycho et développement de l'enfant avec d'être mis devant une classe ?
(ça me paraît indispensable que tout professionnel ayant affaire à des enfants ait reçu une formation relative au développement de l'enfant qui va au-delà de la lecture d'un test de QI)

Je ne sais pas. Lorsque j'ai passé le concours je l'ai passé en candidate libre et c'était dans les compétences nécessaires.
J'ai donc potassé l'histoire de la psy, le développement de l'enfant etc... Ça devait donc être au programme pour ceux qui ont suivi la formation. Maintenant, je le pense aussi, dans le programme du master, mais sans doute quelque chose de très théorique et inadapté au terrain.
Pour le test de QI, je ne crois pas que les enseignants sachent les lire. En tout cas pas moi.

Quant à tomber dans le "psychologisme", qui est de dire tel comportement = reflète tel soucis de lien avec sa mère, de père absent ou de je ne sais quoi, j'ai bien peur que ça ne concerne pas que les enseignants...
En tout cas tu as fortement raison sur un point, et Sandrine aussi, la formation psy des enseignants n'est pas adaptée, ne les arment pas correctement et en plus, nous manquons de professionnels présents et dispo pour nous aider en cas de besoin car l'idée n'est pas de faire de nous des psy non plus.
Les professionnel de l'enfance sont tous séparés les uns des autres et la communication difficile, je ne sais pas pourquoi... perso, j'aimerai avoir un psy, un ortho, un psychomot avec qui travailler régulièrement pour faire évoluer ma pratique. J'en suis réduite à poser des questions à Sandrine ou Aurélie par MP quand je suis coincée... c'est dommage que ce ne soit pas par voie officielle.

Kathy a écrit:
Mais les conditions doivent quand même pas être top sinon y aurait pas autant de journée de grève et de protestation en continu dans tous les média ... ?

Alors là on revient au malaise et je suis bien d'accord qu'il y en a un.
Ce qui me fait bondir c'est de déduire de ce malaise que les enfants ne sont pas en sécurité dans les classes, ou n'apprennent rien.
J'ai entendu un sociologue il y a deux jours qui a prononcé une phrase qui m'a énormément parlée, un truc du genre (j'espère ne pas écorcher ses propos) : qu'il y a un réel malaise chez les jeunes, dans la société et que l'on se dirige vers une fracture. Qu'il faudrait entièrement réformer l'éducation nationale mais que cela ne voulais pas dire injecter plus de moyens mais changer entièrement notre manière de concevoir les apprentissage et l'école notamment en arrêtant de baser l'éducation sur la notation, les classements et l'évaluation...
Je suis entièrement d'accord avec ce monsieur, il y a malaise, il y a énormément de choses à modifier dans l'école et en effet, ça ne demanderai pas forcément beaucoup de moyen, mais un changement d'état d'esprit.

Moi je vois : une institution qui va de plus en plus vers l'étiquetage, l'évaluation et la notation des élèves.
Des syndicats qui campent sur leur position, rejettent toute proposition d'évolution en bloc et n'ont pas de réelles idées à apporter.
Résultats : la traditionnelle grève de septembre, puis celle d'octobre et ainsi de suite...

Kathy a écrit:
Je ne suis pas d'accord et je pense que certains des profs qui ont démissionné se sentiraient insultés par une telle affirmation, bien-sûr que l'on peut se tromper de voie, je comprends que cela t'es arrivé à toi, mais est-ce que là tu ne généralises pas un peu ta propre expérience à celles des autres qui ont été amené à changer de profession parce qu'ils n'étaient pas heureux dans leur premier métier ?
En fait ce qui me gêne c'est que c'est un jugement qui reviendrait à dire qu'il ne faudrait pas trop prendre en compte le témoignage des profs qui ont claqué la porte, même si je suis d'accord qu'il faut prendre de la distance et recouper avec d'autres sons de cloches comme le tien.

Mon premier propos était de dire qu'il faut en effet prendre en compte et même diffuser un maximum le témoignage de ces profs qui ont démissionné. Il faut que les gens sachent avant de choisir ce métier qu'elles en sont les contraintes. Et je lis beaucoup de souffrances dans ces témoignages, je le comprends tout à fait et je les respecte. Je respecte aussi énormément leur choix de témoigner parce que justement ça peut énormément aider d'autres personnes.
Donc non, je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas les prendre en compte, bien au contraire.

Après, mon point de vue c'est qu'un enseignant a une classe pour une année. Et que si il n'est pas bien dans son travail, si ça ne lui convient pas, ou pire et ça existe si il maltraite les élèves, les conséquences peuvent être dramatiques pour les enfants. Personne n'aimerai avoir son enfant dans la classe d'un enseignant qui fait n'importe quoi, mais quand l'inspection décide de ne pas titulariser un enseignant tout le monde hurle au scandale, les lettres de soutien défilent, on crie à l'injustice...
C'est peut-être dur, mais je continue de penser que certaines personnes ne sont pas faites pour être enseignantes et que si on ne leur dit pas ou qu'elle ne s'en rendent pas compte elle-même, tout le monde souffre : la personne elle-même et les enfants qui défilent dans sa classe.
Après, je comprends aussi que se rendre compte qu'on s'est trompé ou que ça ne marche pas peut-être très douloureux, même si ce n'était pas mon cas. Et je redis très sincèrement que je respecte complétement et même j'admire les témoignages de ces enseignants. Depuis mon premier message, ce qui ne me plait pas c'est les conclusions qui peuvent en être tirées bien vite.

Kathy a écrit:
Pourquoi les autres (les enseignants qui ont témoigné et se sont plaint de l'institution) devraient-il partager le même chemin et la même vision que toi ?
Je n'ai jamais dit que les enseignants qui se plaignent de l'institution devraient partager le même point de vue que moi.
J'ai juste dit que c'était mon ressenti et j'ai en effet sans aucun doute généralisé un peu vite.

Et oui, l'échange reste ouvert et je n'aurai pas pris tout ce temps pour répondre si je ne pensais pas qu'il nous enseignait mutuellement quelque chose. Very Happy
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 18:48

Ah oui le psychologisme ... grand mal de notre société Sad ...
tout devient "psy", mais au sens justement psychanalytique = si ça ne fonctionne pas, c'est que quelque chose a dysfonctionné dans le passé, dans le lien à la mère, au père, ...

et c'est contre ça que je m'élève - déformation liée à mon modèle ... mais il a l'avantage d'ouvrir beaucoup plus de portes que les autres Very Happy : ce que je dis moi, c'est que ce n'est pas parce que l'enfant a des difficultés dans sa relation parentale qu'il doit avoir des problèmes à l'école.
Et pour ça, nul besoin d'être psy, mais il suffit d'avoir quelques outils simples et pratiques.

Bien sur qu'il restera des élèves en grande difficulté avec qui ces outils seront plus difficiles à appliquer mais le quotidien des enseignants en serait grandement soulagé à mon avis.

D'autre part, suite discussion avec la pédiatre de mes enfants, elle est persuadée - et je le suis aussi - que BEAUCOUP de problèmes pour lesquels on envoie les enfants voir des psys ne relève absolument pas de ce domaine mais d'une guidance ou d'un accompagnement parental pour aider le parent à mieux aider son enfant.
Cela éviterait beaucoup de pathologisation de problèmes qui ne le sont pas ...
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 21:12

Sandrine a écrit:
Ah oui le psychologisme ... grand mal de notre société Sad ...
tout devient "psy", mais au sens justement psychanalytique = si ça ne fonctionne pas, c'est que quelque chose a dysfonctionné dans le passé, dans le lien à la mère, au père, ...
[...]
D'autre part, suite discussion avec la pédiatre de mes enfants, elle est persuadée - et je le suis aussi - que BEAUCOUP de problèmes pour lesquels on envoie les enfants voir des psys ne relève absolument pas de ce domaine mais d'une guidance ou d'un accompagnement parental pour aider le parent à mieux aider son enfant.
Cela éviterait beaucoup de pathologisation de problèmes qui ne le sont pas ...

Je partage bien ton point de vue Sandrine mais voudrais apporter une précision importante sur un point ...

le psychologisme "au sens psychanalytique", me paraît remonter à la diffusion de ses concepts (années 60/70 : Dolto et compagnie), mais il y a aujourd'hui un autre "psychologisme" qui me paraît bien plus dangereux pour nos enfants : celui qui consiste à guetter des signes "d'hyperactivité" à tous les coins de table chez les enfants à partir de la maternelle ou même de la crèche.

Autre exemple : pour les enfants qui sont en primaire et n'arrivent pas à suivre : "dépister" un "déficit de l'attention" : je ne dis pas que ces maladies n'existent pas, juste qu'un des biais du psychologisme ambiant c'est d'en voir à tort et à travers ... parce que les adultes peuvent y trouver leur compte et se défausser sur l'explication par "une maladie".

Les vrais psychanalystes sont en profond désaccord avec de telles dérives, et en principe évitent aussi de psychologiser à tort et à travers (avec leurs histoires d'Oedipe et de machin truc) quand ils interviennent auprès des enfants, et d'une manière générale savent comment intervenir dans les situations difficiles pour faire taire toute psychologisation déplacée.

J'ai vraiment l'impression qu'on se rejoint sur beaucoup de points Sandrine.
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 21:51

100% d'accord avec ton dernier message !
Je suis exactement du même avis.

L'avantage que j'ai, c'est que mon modèle explique très simplement ces difficultés traversées par l'enfant et permet aussi au parent et à l'enseignant d'avoir des clés pour agir.

Nous avons à l'association un bouquin très intéressant sur ce plan : "qu'est ce que je viens de te dire ?", qui est un plaidoyer contre l'hyperactivité et qui la décrypte d'une toute autre façon.

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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 22:16

Maria a écrit:
...Par contre j'aimerai savoir exactement ce qui dans mes propos te semble méprisant pour l'expérience des parents parce que je ne vois pas et ça m'inquiète.

Alors c'est surtout par rapport à cela : "Et là, les parents ont leur part de responsabilité. Et je plussoie aussi le fait que un simple questionnement "Enseigner pour que les enfants ..." arrangerai bien des problèmes. Bien plus que je ne sais quelle formation psychanalytique. Chacun son métier.
là c'est peut-être plus dans mon attachement à la psychanalyse, laquelle peut aussi éclairer certaines question d'éducation que je me suis sentie méprisée en tant que parent ...

Maria a écrit:
...
Pour la carte scolaire en partie si. La moitié des parents de mon entourage proche décident de mettre leurs enfants en école privée pour ne pas les "mélanger" à la masse. J'entends dit clairement : "oh, je sais que tu t’investis, que tu y crois et que c'est super ce que tu fais pour les élèves de ta classe, mais nous pour notre enfant on veut le meilleur et l'école publique ne peut pas lui offrir". Or je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Je comprends tout à fait un choix pour une école alternative car il s'agit d'un vrai choix sur la pédagogie et un mode de pensée. Mais retirer son enfant de l'école publique pour qu'il ne soit pas en contact avec n'importe qui, là ça me choque. Et c'est très courant d'où pour moi une responsabilité des parents.
Même ma belle-mère m'a dit "Tu vas quand même pas inscrire Louise a son école de quartier ?"
Les dérogations ne sont pas difficiles à obtenir et la carte scolaire et relativement facile à modifier.

Concernant les programmes en effet, les parents ne décident rien (les enseignants non plus d'ailleurs, mais de toute manière dans les écoles privées sous contrat, la formation des enseignants et les programmes sont identiques au publique. Mais ça ne joue pas sur la mixité sociale.

Ok mais si l'école publique actuelle n'offre pour mon enfant en primaire que des classes de 35 élèves par classe avec des enseignants qui changent tous les trimestres et que j'ai accès à une école privée avec une classe de 25 et de meilleurs conditions de vie quotidienne pour mon enfant (activités collectives en dehors des heures de classe, locaux et surveillance convenable : comme des toilettes régulièrement entretenues où les enfants peuvent aller sans blocage ...)

Je pense que l'école est l'affaire de tous : des parents d'élèves, des enseignants et des enfants ... il suffit parfois de très peu de choses pour qu'un lieu scolaire parte en vrille ... et de peu de chose aussi pour améliorer grandement le quotidien ... par contre il faut une sacrée persévérance à l'ouvrage et surtout des équipes solides.



Maria a écrit:
...
Je ne sais pas. Lorsque j'ai passé le concours je l'ai passé en candidate libre et c'était dans les compétences nécessaires.
J'ai donc potassé l'histoire de la psy, le développement de l'enfant etc... Ça devait donc être au programme pour ceux qui ont suivi la formation. Maintenant, je le pense aussi, dans le programme du master, mais sans doute quelque chose de très théorique et inadapté au terrain.
Pour le test de QI, je ne crois pas que les enseignants sachent les lire. En tout cas pas moi.
Les formations théoriques en psy du développement, c'est mieux de suivre un séminaire par un professionnel qui travaille avec des enfants sur le terrain comme ça c'est bien illustrer à chaque fois avec du concret, appliqué à des problémes qui se posent dans l'éducation (par exemple pour les enfants qui avance plus ou moins vite dans leur tranche d'âge).
Sinon pour les tests du QI, je pense que les enseignants devraient avoir aussi une petite formation dessus, pas au plan de la technique de passation des tests, mais au plan de leur véritable portée "théorico-pratique"... en tant qu'outil pour faire progresser l'enfant.

Maria a écrit:
Quant à tomber dans le "psychologisme", qui est de dire tel comportement = reflète tel soucis de lien avec sa mère, de père absent ou de je ne sais quoi, j'ai bien peur que ça ne concerne pas que les enseignants...
Entièrement d'accord avec toi, on y a droit à tous les étages !!!

Maria a écrit:
...
Les professionnel de l'enfance sont tous séparés les uns des autres et la communication difficile, je ne sais pas pourquoi... perso, j'aimerai avoir un psy, un ortho, un psychomot avec qui travailler régulièrement pour faire évoluer ma pratique. J'en suis réduite à poser des questions à Sandrine ou Aurélie par MP quand je suis coincée... c'est dommage que ce ne soit pas par voie officielle.

C'est vraiment là que c'est mais où on peut (peut-être je l'espère) faire chacun "son battement d'aile de papillon" se dire que c'est possible de faire avancer un peu les choses , même si c'est un tout petit pas en avant pour un seul enfant ...

C'est assez difficile de travailler de faire un bon travail d'équipe si la communication adéquate ne suit pas, et une telle communication demande du temps et de l'attention qui manquent tout le temps dans les quotidiens de boulot surchargé !


Maria a écrit:

Alors là on revient au malaise et je suis bien d'accord qu'il y en a un.
Ce qui me fait bondir c'est de déduire de ce malaise que les enfants ne sont pas en sécurité dans les classes, ou n'apprennent rien.
J'ai entendu un sociologue il y a deux jours qui a prononcé une phrase qui m'a énormément parlée, un truc du genre (j'espère ne pas écorcher ses propos) : qu'il y a un réel malaise chez les jeunes, dans la société et que l'on se dirige vers une fracture. Qu'il faudrait entièrement réformer l'éducation nationale mais que cela ne voulais pas dire injecter plus de moyens mais changer entièrement notre manière de concevoir les apprentissage et l'école notamment en arrêtant de baser l'éducation sur la notation, les classements et l'évaluation...
Je suis entièrement d'accord avec ce monsieur, il y a malaise, il y a énormément de choses à modifier dans l'école et en effet, ça ne demanderai pas forcément beaucoup de moyen, mais un changement d'état d'esprit.

Je partage assez l'idée sur laquelle il y a un excès de notes et d'évaluation en primaire et qu'un système qui promeut à tout va la compétition n'est pas le meilleur... par contre j'ai toujours tendance à me méfier de ceux qui focalise sur un malaise de la jeunesse ...


Maria a écrit:
Moi je vois : une institution qui va de plus en plus vers l'étiquetage, l'évaluation et la notation des élèves.
Des syndicats qui campent sur leur position, rejettent toute proposition d'évolution en bloc et n'ont pas de réelles idées à apporter.
Résultats : la traditionnelle grève de septembre, puis celle d'octobre et ainsi de suite...

Là aussi entièrement d'accord sur l'histoire de l'étiquetage ... pour le reste je ne suis pas dedans donc ...
Tu sais ce qui me fait rire, c'est mon bébé : quand il découvre un nouvel objet il focalise à chaque fois sur l'étiquette, il n'y a souvent que ça qui l'intéresse dans l'objet (sûrement parce que l'étiquette dépasse, dénote sur le jouet ... ) ... les étiquettes il adore et surtout les porter à la bouche

Maria a écrit:
Mon premier propos était de dire qu'il faut en effet prendre en compte et même diffuser un maximum le témoignage de ces profs qui ont démissionné. Il faut que les gens sachent avant de choisir ce métier qu'elles en sont les contraintes. Et je lis beaucoup de souffrances dans ces témoignages, je le comprends tout à fait et je les respecte. Je respecte aussi énormément leur choix de témoigner parce que justement ça peut énormément aider d'autres personnes.
Donc non, je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas les prendre en compte, bien au contraire.
Ok, j'avais mal compris alors.

Maria a écrit:
Après, mon point de vue c'est qu'un enseignant a une classe pour une année. Et que si il n'est pas bien dans son travail, si ça ne lui convient pas, ou pire et ça existe si il maltraite les élèves, les conséquences peuvent être dramatiques pour les enfants. Personne n'aimerai avoir son enfant dans la classe d'un enseignant qui fait n'importe quoi, mais quand l'inspection décide de ne pas titulariser un enseignant tout le monde hurle au scandale, les lettres de soutien défilent, on crie à l'injustice...

Pour revenir au niveau de l'ambiance général : la radio France Info a une rubrique intéressante, dont ce reportage qui fait un tour des phénomènes actuels ....
http://www.france-info.com/chroniques-question-d-education-2011-10-20-les-enseignants-sont-ils-vraiment-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-570004-43-43.html

Maria a écrit:
C'est peut-être dur, mais je continue de penser que certaines personnes ne sont pas faites pour être enseignantes et que si on ne leur dit pas ou qu'elle ne s'en rendent pas compte elle-même, tout le monde souffre : la personne elle-même et les enfants qui défilent dans sa classe.
Ok certes mais un recrutement mieux ciblé à la base, plus une formation approprié pourrait sûrement éviter pas mal de gâchis en la matière ...

Maria a écrit:
Après, je comprends aussi que se rendre compte qu'on s'est trompé ou que ça ne marche pas peut-être très douloureux, même si ce n'était pas mon cas. Et je redis très sincèrement que je respecte complétement et même j'admire les témoignages de ces enseignants. Depuis mon premier message, ce qui ne me plait pas c'est les conclusions qui peuvent en être tirées bien vite. ...
Et oui, l'échange reste ouvert et je n'aurai pas pris tout ce temps pour répondre si je ne pensais pas qu'il nous enseignait mutuellement quelque chose. Very Happy

@+ alors Very Happy (mais je vais essayer de faire des posts moins long parce que sinon je sais pas si ça va rester lisibles pour ceux qui sont pas dedans ...


Dernière édition par Kathy le Sam 29 Oct 2011 - 22:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Sam 29 Oct 2011 - 22:23

Sandrine a écrit:
100% d'accord avec ton dernier message !
Je suis exactement du même avis.

L'avantage que j'ai, c'est que mon modèle explique très simplement ces difficultés traversées par l'enfant et permet aussi au parent et à l'enseignant d'avoir des clés pour agir.

Nous avons à l'association un bouquin très intéressant sur ce plan : "qu'est ce que je viens de te dire ?", qui est un plaidoyer contre l'hyperactivité et qui la décrypte d'une toute autre façon.


Sandrine,

il va falloir que je regarde tout ça de plus près quand j'aurais un peu plus de temps ...

au fait on passe à l'heure d'hiver cette nuit et on est toujours derrière l'ordi
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 30 Oct 2011 - 8:09

Kathy a écrit:
là c'est peut-être plus dans mon attachement à la psychanalyse, laquelle peut aussi éclairer certaines question d'éducation que je me suis sentie méprisée en tant que parent ...

Alors là, je comprends tout à fait, non pas parce que je méprise la psychanalyse mais parce que je ne la connais pas tout simplement et que du coup je ne sais pas ce qu'elle pourrai m'apporter.
Mais je suis ouverte à sa découverte !

Kathy a écrit:
Ok mais si l'école publique actuelle n'offre pour mon enfant en primaire que des classes de 35 élèves par classe avec des enseignants qui changent tous les trimestres et que j'ai accès à une école privée avec une classe de 25 et de meilleurs conditions de vie quotidienne pour mon enfant (activités collectives en dehors des heures de classe, locaux et surveillance convenable : comme des toilettes régulièrement entretenues où les enfants peuvent aller sans blocage ...)

C'est là que je reviens sur le problème de l'information... et les syndicats enseignants ont leur part de responsabilité là-dedans. Au lieu de faire bouger les choses, on fait peur aux parents...
Les classes à 35 sont loin d'être une majorité. Je n'en connais pas mais je sais qu'il y en a. Les effectifs que j'ai rencontré jusque là sont plutôt de 24 à 26 en moyenne et je n'ai pas vu de classe changer d'enseignant tous les trimestres. oui, il y en a mais ce n'est pas non plus la majorité.
En revanche, mes proches qui sont dans le privé sont facilement 30 en primaire et 35 au collège.
Donc c'est un débat qui ne peut pas être généralisé.
Oui, on peut décider de changer son enfant d'école parce que ça se passe très mal avec un enseignant ou parce qu'il est dans un groupe d'élève pour qui il est le souffre douleur ou je ne sais quoi d'autre, mais ce qui m'ennuie c'est une décision avant même d'avoir eu le moindre soucis de dire "Pas le publique, c'est comme ci ou comme ça".
J'ai des collègues qui ont des classes à 18 élèves, ce n'est pas si rare non plus.

Les postes qui ont été supprimés sont essentiellement des postes de remplaçants. Si je suis malade deux jours, je ne serai sans doute pas remplacée. D'ailleurs c'est aussi pour ça que la plupart des enseignants vont travailler malades, avec de la fièvre et des extinctions de voix et ça personne n'en parle...
Les postes du Réseau d'aide aussi, et c'est clair que ça c'est un réel problème !!!

Kathy a écrit:
Je pense que l'école est l'affaire de tous : des parents d'élèves, des enseignants et des enfants ... il suffit parfois de très peu de choses pour qu'un lieu scolaire parte en vrille ... et de peu de chose aussi pour améliorer grandement le quotidien ... par contre il faut une sacrée persévérance à l'ouvrage et surtout des équipes solides.

Oui, je le pense aussi et j'ai entendu ça vendredi soir :
http://www.franceinter.fr/emission-nous-autres-l-ecole-sakabi-b-a-quelques-kilometres-de-bobo-dioulasso-rediffusion
Je conseil à tout le monde de prendre quelques minutes pour écouter... ça fait du bien.
D'autant plus touchée que j'ai travaillé quelques mois au Burkina (pas comme enseignante), mais vraiment cette émission m'a émue. Quel bel exemple de persévérance et de coopération parents/enseignants/élèves !!

Kathy a écrit:
Les formations théoriques en psy du développement, c'est mieux de suivre un séminaire par un professionnel qui travaille avec des enfants sur le terrain comme ça c'est bien illustrer à chaque fois avec du concret, appliqué à des problèmes qui se posent dans l'éducation (par exemple pour les enfants qui avance plus ou moins vite dans leur tranche d'âge).
Sinon pour les tests du QI, je pense que les enseignants devraient avoir aussi une petite formation dessus, pas au plan de la technique de passation des tests, mais au plan de leur véritable portée "théorico-pratique"... en tant qu'outil pour faire progresser l'enfant.

Entièrement d'accord. Mais je ne sais pas à quel niveau il faudrait aller faire bouger la machine pour accepter ça. confused

Kathy a écrit:
Je partage assez l'idée sur laquelle il y a un excès de notes et d'évaluation en primaire et qu'un système qui promeut à tout va la compétition n'est pas le meilleur... par contre j'ai toujours tendance à me méfier de ceux qui focalise sur un malaise de la jeunesse ...

C'est surtout le système compétitif qui m'a parlé, le coup du malaise des jeunes m'évoque surtout "hou, moi, de mon temps, les jeunes étaient pas comme ça... blablabla...".

Kathy a écrit:
Pour revenir au niveau de l'ambiance général : la radio France Info a une rubrique intéressante, dont ce reportage qui fait un tour des phénomènes actuels ....
http://www.france-info.com/chroniques-question-d-education-2011-10-20-les-enseignants-sont-ils-vraiment-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-570004-43-43.html

Merci, je vais écouter.
Je redis bien que je trouve important de parler des problèmes. Mais j'aimerai juste aussi qu'on entende ceux qui vont bien parce que sinon, ça fait basculer la balance dans le négatif absolu. Tous les enseignants ne vont pas s'immoler demain devant leurs élèves... Very Happy

Kathy a écrit:
Ok certes mais un recrutement mieux ciblé à la base, plus une formation approprié pourrait sûrement éviter pas mal de gâchis en la matière ...
Oui, entièrement d'accord, c'est le mot : gâchis.

Kathy a écrit:
@+ alors Very Happy (mais je vais essayer de faire des posts moins long parce que sinon je sais pas si ça va rester lisibles pour ceux qui sont pas dedans ...

Embarassed Je suis aussi une spécialiste du pavé... on se calme.
En plus j'ai du travail... re Embarassed
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 30 Oct 2011 - 8:10

@ Sandrine et Kathy.
Merci pour vos précisions croisées sur vos avis de pro.
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 30 Oct 2011 - 8:14

Sandrine a écrit:
Nous avons à l'association un bouquin très intéressant sur ce plan : "qu'est ce que je viens de te dire ?", qui est un plaidoyer contre l'hyperactivité et qui la décrypte d'une toute autre façon.

Ca rejoint l'enfant sur-angoissé qui demande systématiquement "qu'est ce que je dois faire ?" après une explication de consigne, alors qu'il sait lire tout seul la consigne et réussir sans aide, mais n'y croit pas et du coup va brasser sous sa chaise et manger toute sa trousse ?

D'ailleurs ça me rappelle un autre post sur l'autonomie ça...
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Dim 30 Oct 2011 - 8:42

Juste un truc pour l'implication des parents et leur responsabilité ...

En tant que parent, nous avons effectivement la RESPONSABILITE d'aller au-delà des clichés et d'ouvrir le dialogue nous aussi. Ce n'est carrément pas facile pour beaucoup de parents qui ont été en difficulté à l'école ...
Ca l'est pour moi alors j'en profite ... Mais j'essaie de le faire constructivement. J'avais parlé l'année dernière avec la maitresse de ma fille d'un sstm d'évaluation du COMPORTEMENT affiché en classe, avec la liste des élèves et un pictogramme pour dire s'ils se comportaient bien ou mal ... et elle l'a enlevé ...

Autre chose : avant la 1e rentrée, la nounou de ma fille m'avait dit pis que pendre de l'école publique d'Aoste ... J'ai failli me faire prendre dans son jeu en allant visiter plusieurs écoles privées. Mais quand j'ai découvert qu'il y avait 30 élèves par classe, je me suis dit que j'allais quand même tester l'école publique avant de faire un autre choix. Et j'ai eu bien raison !

Il est aussi de notre devoir et celui des enseignants d'entretenir le dialogue.
A chacun aussi d'apprendre à prendre du recul sur ce que dit l'autre pour que ça porte ses fruits.

mais je persiste à dire qu'une petite formation de base sur la gestion de la relation avec les parents et les élèves ne serait pas de trop pour les enseignants Very Happy
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MessageSujet: Re: Malaise dans l'éducation ?   Jeu 8 Déc 2011 - 14:57

Quand je lis le post de Valou, je me dis que quand même quelque chose ne tourne pas rond ... comme pour l'histoire à Allevard ... ou encore cette histoire des nounours de couleur à la cantine

http://simplementparents.forumactif.org/t4437-discusion-avec-l-ecole



Je viens de lire sur le sujet, un nouvel article de "généralités" :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/08/refonder-une-communaute-civique-et-democratique-a-l-ecole_1614525_3232.html#ens_id=647065

extrait :

La communauté scolaire, reflet de la société, est désincarnée et désintégrée du fait de la crise de légitimité de l'autorité et du manque de solidarité. Elle doit être ressoudée en réapprenant ensemble à se comprendre et à se découvrir, chacun, dans sa personnalité et sa différence et à refonder des valeurs communes de solidarité et de partage. Pour chaque membre de la communauté, apprendre à être avec les élèves, les collègues, le chef d'établissement, les parents, la société, et non face ou contre : tel est le défi majeur pour résoudre la crise d'autorité et d'être-ensemble qui touche profondément l'école. La création d'une réelle communauté civique n'a jamais été aussi à l'ordre du jour. Au contraire de la société de consommation où l'on exige que tout corresponde immédiatement et parfaitement à nos propres désirs, cela demande du temps et de la patience de la part de chaque membre de la collectivité, élèves compris.


Sandrine, j'ai l'impression que tu nous dis la même chose, mais avec toi c'est tout dans le concret !
A nous de mettre les mains dans le cambouis.



Sandrine a écrit:
Juste un truc pour l'implication des parents et leur responsabilité ...

En tant que parent, nous avons effectivement la RESPONSABILITE d'aller au-delà des clichés et d'ouvrir le dialogue nous aussi. Ce n'est carrément pas facile pour beaucoup de parents qui ont été en difficulté à l'école ...
Ca l'est pour moi alors j'en profite ... Mais j'essaie de le faire constructivement. J'avais parlé l'année dernière avec la maitresse de ma fille d'un sstm d'évaluation du COMPORTEMENT affiché en classe, avec la liste des élèves et un pictogramme pour dire s'ils se comportaient bien ou mal ... et elle l'a enlevé ...

Autre chose : avant la 1e rentrée, la nounou de ma fille m'avait dit pis que pendre de l'école publique d'Aoste ... J'ai failli me faire prendre dans son jeu en allant visiter plusieurs écoles privées. Mais quand j'ai découvert qu'il y avait 30 élèves par classe, je me suis dit que j'allais quand même tester l'école publique avant de faire un autre choix. Et j'ai eu bien raison !

Il est aussi de notre devoir et celui des enseignants d'entretenir le dialogue.
A chacun aussi d'apprendre à prendre du recul sur ce que dit l'autre pour que ça porte ses fruits.

mais je persiste à dire qu'une petite formation de base sur la gestion de la relation avec les parents et les élèves ne serait pas de trop pour les enseignants Very Happy
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